Arme retrouvée sur le prévenu du braquage raté | TDG

Genève : Le suspect du vol avorté de cannabis légal dit avoir récupéré le pistolet en tentant de prendre la fuite.

Une société de vente de CBD (cannabis légal) a été victime d’une tentative de braquage.

Article original de Fedele Mendicino paru le 26 février sur la Tribune de Genève

Image d’illustration par Laurent Guiraud.

La police continue son enquête sur le mystérieux braquage raté survenu le 31 janvier dans un lieu de stockage de cannabis légal, de la marque GreenGold, à Genève. Comme le relevait Le Matin dimanche, un homme est sous les verrous depuis le début du mois. La nuit des faits, il se trouvait avec une poignée de malfrats qui convoitaient la marchandise déposée dans l’appartement d’une paisible commune de la Rive droite.

Le prévenu A. admet avoir participé à l’opération du 31 janvier mais, affirme-t-il, dans un rôle tout à fait secondaire. Il devait juste se faire ouvrir la porte de l’appartement en prétextant le remboursement d’une dette. L’arme retrouvée sur lui? Il l’a ramassée par terre au moment de la fuite des braqueurs, alors que lui-même tentait de quitter les lieux. Mais il a été maîtrisé par les victimes, qui ont appelé la police.

Informations supplémentaires :

Selon nos informations, les inspecteurs ont retrouvé sur lui un projectile correspondant précisément au pistolet à air comprimé. A. le conteste vivement et répète qu’il n’est pas le propriétaire de l’arme. Il prétend avoir utilisé ce type de pistolet par le passé. Il avait simplement gardé «des billes» sur lui. Rien de plus. À la justice d’apprécier.

Lors de son audition, par la procureure Anne-Laure Huber, le suspect, défendu par Me Lida Lavi, affirme qu’il ne savait pas que l’opération prévue était un braquage. Il était persuadé qu’il s’agissait d’un simple vol, sans violence, de cannabis. Il n’aurait d’ailleurs pas volé du CBD (Cannabidiol) qu’il ne serait jamais parvenu à revendre. Le Français de 24 ans a été «entraîné» dans cette affaire par un homme rencontré dans son quartier il y a une dizaine d’années. Il avait besoin d’argent et affirme que dans ces cas-là, il vaut mieux ne pas poser trop de questions si on veut «être dans le coup».

Comme le relevait le journal dominical, A., connu des services de police pour des affaires de stupéfiants, a «trempé dans la combine» en échange de 1000 francs. Un bien mauvais calcul puisqu’il se retrouve maintenant derrière les barreaux. Sans compter que, selon son avocate, A. a été rudoyé lors de son «interpellation» par les lésés. «L’enquête en cours devra déterminer le rôle exact de mon client dans cette affaire. Quoi qu’il en soit, le passage à tabac dont il a été victime n’est en rien justifiable.»

À ce stade de la procédure, seul A. a été arrêté. Sa détention provisoire a été prolongée jusqu’au mois d’avril. Quant aux autres participants à ce braquage hors du commun, ils courent toujours.

Source : La Tribune de Genève.

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