Concentration, motivation et clarté mentale : ce que la science nous apprend, du TDAH au HPI

 

Fatigue mentale, difficulté à se concentrer, motivation en dents de scie… Et si ce n’était pas une question de volonté, mais de fonctionnement cérébral ?

Introduction — Quand vouloir ne suffit plus

Vous avez peut-être déjà vécu cette situation.

Vous voulez vous concentrer, vous vous installez, vous essayez… mais votre esprit semble saturé. Les pensées s’enchaînent, la clarté mentale se brouille, la motivation fluctue.

Beaucoup de personnes finissent par se dire :

« Je manque de discipline », « je devrais faire plus d’efforts ».

La recherche scientifique raconte une toute autre histoire.

👉 La concentration et la motivation ne sont pas des qualités morales.

Ce sont des fonctions biologiques, mesurables, influencées par des mécanismes neurophysiologiques précis.

 

Comprendre cela change profondément notre rapport à nous-mêmes — et c’est exactement l’esprit de la Journée internationale de l’éducation.

Le cerveau humain n’est pas conçu pour l’hyper-sollicitation permanente

Les neurosciences cognitives montrent que le cerveau fonctionne avec des capacités limitées de traitement.

Trois notions clés permettent de comprendre la fatigue mentale moderne :

  • Charge cognitive : trop d’informations traitées simultanément

     

     

  • Fatigue décisionnelle : épuisement progressif des fonctions exécutives

     

     

  • Multitâche : une illusion largement documentée par la recherche

     

     

Les études montrent que le multitâche entraîne une désorganisation mesurable des réseaux attentionnels, avec une baisse de l’efficacité cognitive.

👉 Si vous vous sentez « plein mentalement », ce n’est pas un défaut personnel.

C’est un signal biologique.

Attention, motivation et clarté mentale : trois fonctions différentes.

Ces notions sont souvent confondues, alors qu’elles reposent sur des circuits cérébraux distincts :

  • Attention : capacité à orienter et maintenir le focus

  • Motivation : dynamique liée aux systèmes dopaminergiques

  • Clarté mentale : stabilité et coordination des réseaux attentionnels

Vous pouvez donc :

  • être motivé sans réussir à vous concentrer,

  • être concentré mais mentalement épuisé,

  • manquer de clarté sans manquer d’intelligence.

👉 Cette distinction est essentielle pour sortir de la culpabilité.

TDAH : un fonctionnement attentionnel spécifique, largement étudié.

Le TDAH est aujourd’hui l’un des profils neurocognitifs les plus étudiés.

Les recherches mettent en évidence :

  • une variabilité de l’attention,

     

  • une instabilité des fonctions exécutives,

     

  • une motivation fluctuante, souvent mal interprétée.

     

Ces caractéristiques sont liées au fonctionnement du cortex préfrontal, aux systèmes dopaminergiques et à la régulation émotionnelle.

👉 Le TDAH n’est ni un manque d’intelligence, ni un manque d’effort.

C’est un fonctionnement cérébral différent, objectivable scientifiquement.

HPI : haute capacité cognitive ≠ attention stable.

Le HPI n’est pas une pathologie, mais un profil cognitif particulier.

Les recherches décrivent souvent :

  • une activité mentale intense,

  • une pensée rapide et associative,

  • une sensibilité accrue à la surcharge cognitive.

Chez certaines personnes HPI, cette intensité peut s’accompagner :

  • d’une fatigue mentale rapide,

  • d’une difficulté à maintenir un focus prolongé,

  • d’une impression de sous-performance malgré des capacités élevées.

👉 Un cerveau très rapide n’est pas toujours un cerveau calme.

Le double profil HPI + TDAH : une réalité documentée.

Certaines études récentes montrent que HPI et TDAH peuvent coexister.

Ces profils combinent :

  • une forte capacité cognitive,

  • et une attention instable ou fluctuante.

La science décrit ici une grande hétérogénéité cognitive, qui nécessite avant tout de la compréhension, pas des étiquettes.

👉 Comprendre ce fonctionnement permet souvent de mieux s’adapter.

Stress chronique et désorganisation cognitive.

Le stress chronique est l’un des facteurs les plus étudiés en lien avec :

  • la perte de concentration,

     

  • la baisse de clarté mentale,

     

  • la démotivation.

Les chercheurs montrent que l’exposition prolongée au stress peut :

  • perturber le cortex préfrontal,

     

  • désorganiser les réseaux attentionnels,

     

  • amplifier la fatigue mentale.

👉 Ce mécanisme concerne tout le monde,

 

mais peut être plus marqué chez les profils TDAH ou HPI.

Le système endocannabinoïde : un régulateur clé de l’équilibre mental

Le système endocannabinoïde (SEC) joue un rôle central dans l’homéostasie cérébrale.

Il intervient notamment dans :

  • la régulation du stress,

  • l’équilibre émotionnel,

  • la modulation de l’activité neuronale.

Les récepteurs CB1, très présents dans le cerveau, sont impliqués dans des processus liés à l’attention et à la stabilité mentale.

👉 C’est dans ce cadre que la recherche s’intéresse au CBD comme objet d’étude scientifique prometteur.

Ce que montrent les études cliniques et précliniques sur le CBD.

Plusieurs travaux suggèrent un potentiel du CBD sur des dimensions liées à la clarté mentale.

  • Dans un essai clinique randomisé chez des adultes TDAH, une médication contenant THC + CBD a montré des améliorations observées sur certains paramètres cognitifs et comportementaux, ouvrant des perspectives de recherche.

  • D’autres études avec des huiles riches en CBD rapportent une modulation de symptômes attentionnels dans des contextes proches.

Des revues récentes indiquent également que le CBD :

  • module la réponse au stress,

  • influence des mécanismes liés à l’anxiété cognitive,

  • n’altère pas significativement les performances cognitives dans des protocoles contrôlés.

👉 Ces résultats sont ceux des chercheurs, pas ceux de Swiss Medical Cannabis.

Ils mettent en lumière un potentiel scientifique, sans promesse ni injonction.

Conclusion — Éduquer l’esprit, pas le corriger

La concentration et la motivation ne sont pas des défauts à corriger.

Ce sont des fonctions vivantes, sensibles au contexte, au stress et à la biologie.

Les profils TDAH et HPI illustrent la diversité du fonctionnement cognitif humain, que la science explore avec de plus en plus de finesse.

Le CBD s’inscrit dans ce paysage comme un champ de recherche prometteur, parmi d’autres.

👉 Comprendre, c’est déjà avancer.

Sources scientifiques & références

CBD & cognition — Frontiers in Psychiatry (2025)

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyt.2025.1646151/full

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